Le Dossier Hebdo · Édition du 12 octobre 2026

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Titres-restaurant

Titres-restaurant : le double plafond de 10 euros en supermarché au cœur du débat parlementaire

Une proposition de loi veut pérenniser l’achat de denrées alimentaires avec les titres-restaurant. Parmi les amendements examinés, un plafond différencié de 10 euros en magasin contre 25 euros au restaurant suscite l’opposition de la Fédération du commerce, tandis que des acteurs de la restauration le soutiennent.

La commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale a examiné le 7 octobre une proposition de loi visant à pérenniser l’utilisation des titres-restaurant pour acheter des denrées alimentaires. Le dispositif, mis en place en 2022 pour soutenir le pouvoir d’achat, devait encore franchir plusieurs étapes parlementaires : un vote à l’Assemblée nationale était prévu le 12 octobre, sans que le texte soit alors définitivement adopté.

Le principal point de débat porte sur un double plafond. Les salariés pourraient utiliser jusqu’à 25 euros par jour au restaurant, mais seulement 10 euros en supermarché, selon un amendement présenté dans le cadre de la proposition. La mesure est soutenue par des acteurs de la restauration qui souhaitent réorienter l’usage des titres vers les établissements, tandis que la Fédération du commerce la juge défavorable aux salariés. Environ six millions de salariés sont concernés par le dispositif.

L’UMIH 71 soutient la limitation à 10 euros en supermarché

Patrick Revoyre, président de l’UMIH 71, défend un retour des titres-restaurant vers les restaurants et soutient la limitation à 10 euros en supermarché. Le débat oppose ainsi la vocation historique du dispositif, destinée à financer les repas, à son utilisation élargie pour les achats alimentaires.

La proposition prévoit aussi la fin du format papier et de nouvelles règles

Le texte porté par le député Liot des Vosges Christophe Naegelen ne se limite pas aux plafonds. Il prévoit également la pérennisation de l’achat de denrées alimentaires, une obligation de transparence et la fin du format papier, tandis que l’utilisation des titres-restaurant le dimanche et un changement de nom figurent parmi les évolutions évoquées.

Points métiers - RestOptima

  • Le plafond proposé distingue le lieu où le titre-restaurant est dépensé : le montant maximal ne serait pas le même au restaurant et en magasin.
  • Le calendrier parlementaire reste déterminant : une proposition examinée en commission ou soumise au vote ne constitue pas encore une règle définitivement applicable.
LES SOURCES37 sources · 18 médias

Le Figaro

Libération

Le Parisien

20 Minutes

Actu.fr

Franceinfo

RMC

Le Progrès

Nice-Matin

L’Est Républicain

La Montagne

Le Républicain Lorrain

L’Alsace

JSL

Le Dauphiné Libéré

DNA

Vosges Matin

Le Bien Public

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