Le Dossier Hebdo · Édition du 12 octobre 2026

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Facturation électronique

Facturation électronique : 75 % des entreprises peuvent recevoir des factures

Depuis le 1er septembre, les entreprises doivent disposer d’une plateforme agréée pour recevoir leurs factures électroniques. Le gouvernement fait état d’un démarrage encourageant, tandis que les représentants des petits commerçants demandent un moratoire.

Au 6 octobre, 75 % des entreprises assujetties à la TVA étaient en mesure de recevoir une facture électronique, contre 58 % le 26 septembre et 36 % fin juillet, selon le ministère de l’Action et des Comptes publics. Plus de 20 millions de factures avaient déjà été échangées au 4 octobre.

Mise en œuvre le 1er septembre, la réforme concerne les entreprises de toutes tailles et de toutes formes juridiques, y compris les micro-entrepreneurs et les professions libérales. Elles doivent avoir désigné une plateforme agréée pour recevoir leurs factures. L’obligation d’émission s’applique d’abord aux entreprises de taille intermédiaire et aux grandes entreprises ; les TPE et PME bénéficient d’un délai supplémentaire d’un an.

Le gouvernement défend un premier bilan positif malgré des difficultés d’intégration

Réuni le 8 octobre autour de David Amiel, ministre de l’Action et des Comptes publics, le comité de suivi de la réforme a dressé un premier bilan positif. Le gouvernement a rappelé que trois entreprises sur quatre étaient capables de recevoir des factures électroniques et que plus de 20 millions de documents avaient été échangés.

Le déploiement n’est toutefois pas considéré comme pleinement abouti. La réforme doit notamment permettre de lutter contre la fraude à la TVA et de simplifier les contrôles, mais son intégration reste difficile pour certaines entreprises.

Les petits commerçants demandent un moratoire d’un an

Laure Brunet-Ruinart, déléguée générale des Commerçants de France, fait état d’une « grosse inquiétude » parmi les petits commerçants. Elle estime que le dispositif n’est pas encore au point et dénonce un choix de plateforme effectué « à l’aveugle » ainsi qu’un coût supplémentaire pour les TPE.

Sur RMC, une demande de moratoire d’un an et de retour en arrière sur l’obligation a également été formulée. Cette contestation intervient alors que les entreprises doivent déjà disposer d’une solution pour recevoir les factures, tandis que l’émission obligatoire des TPE et PME n’est pas immédiate.

À Mauriac, une réunion doit aider les indépendants à comprendre la réforme

Artisans, commerçants, indépendants, micro-entrepreneurs et professions libérales pourront poser leurs questions sur la facturation électronique lors d’une réunion organisée le 12 octobre à Mauriac, avec la Direction générale des finances publiques et l’association Elles’Créa.

Cette rencontre intervient alors que les entreprises doivent s’approprier le fonctionnement des plateformes agréées et distinguer leurs obligations de réception de celles liées à l’émission des factures.

Points métiers - RestOptima

  • Le taux de préparation mesure la capacité des entreprises à recevoir des factures électroniques ; il ne signifie pas qu’elles émettent déjà toutes leurs factures sous ce format.
  • Le calendrier d’application dépend de la taille de l’entreprise : les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire sont soumises plus tôt à l’obligation d’émission, tandis que les TPE et PME disposent d’un délai supplémentaire d’un an.
LES SOURCES10 sources · 5 médias

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