Le Dossier Hebdo · Édition du 12 octobre 2026
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Bonduelle demande une hausse d’environ 7 % sur ses conserves
La chaleur et la sécheresse ont réduit les rendements de plusieurs producteurs et tendu la disponibilité des légumes. En France, les produits frais ont augmenté de 9,9 % sur un an en septembre, tandis que les industriels cherchent à répercuter leurs surcoûts.
Les récoltes de légumes ont été affectées par un été marqué par la chaleur et la sécheresse. Des producteurs signalent des sols durcis, des pommes de terre trop petites et des baisses importantes de rendement ; l’un d’eux évalue ses pertes à 200 000 euros. Les maraîchers demandent une aide de l’État, tandis que les industriels commencent à prévenir leurs clients d’une disponibilité plus tendue.
Bonduelle estime que le marché des légumes en conserve et surgelés risque de connaître des pénuries et demande aux distributeurs une hausse d’environ 7 %. Le groupe prévoit aussi de puiser dans ses stocks. En France, les prix à la consommation ont progressé de 3 % sur un an en septembre, avec une hausse de 9,9 % pour les produits frais.
Bonduelle demande aux distributeurs d’accepter une hausse d’environ 7 %
Le spécialiste des légumes préparés veut relever le prix de ses boîtes de conserve après la baisse des rendements enregistrée durant l’été. Le groupe invoque les effets combinés de la chaleur et des sécheresses à répétition et prévient que le marché pourrait manquer de légumes.
Pour préserver ses marges, Bonduelle prévoit également de puiser dans ses stocks. La demande de hausse doit encore être acceptée par les distributeurs : elle ne constitue donc pas, à elle seule, une hausse identique du prix payé par les consommateurs ou par les clients professionnels.
En France, les produits frais ont augmenté de 9,9 % sur un an en septembre
Les produits frais ont constitué l’un des principaux moteurs de la hausse des prix à la consommation en France en septembre. L’augmentation atteint 9,9 % sur un an, alors que l’inflation globale s’établit à 3 %, contre 2,4 % en août.
Les tomates, les pommes de terre et les haricots figurent parmi les produits dont les prix ont progressé durant l’été. Des producteurs expliquent toutefois limiter leurs propres hausses afin de préserver leur clientèle, ce qui distingue le prix observé à la consommation de la rémunération effectivement obtenue à chaque étape de la filière.
Au Brésil, le prix de la tomate a bondi de près de 38 % en septembre
Après trois mois consécutifs de baisse, les prix de l’alimentation à domicile ont progressé de 0,96 % en septembre au Brésil, selon l’indice IPCA publié par l’IBGE. La tomate a enregistré une hausse proche de 38 % sur le mois.
Cette évolution intervient dans un contexte où le climat fait partie des facteurs avancés pour expliquer les tensions sur l’offre alimentaire. Elle illustre une hausse concentrée sur certains produits, plutôt qu’un mouvement uniforme de l’ensemble des prix alimentaires.
En Autriche, Efko cherche une solution pour maintenir une production de légumes surgelés
Le transformateur autrichien Efko envisage, avec des partenaires, de construire une nouvelle production de légumes surgelés en Autriche. L’entreprise appelle à un accord entre les pouvoirs publics, le commerce et l’industrie pour préserver une activité locale.
Le dossier est lié à l’avenir du site d’Ardo à Groß-Enzersdorf, présenté comme un risque environnemental coûteux. Les discussions portent aussi sur la concurrence des importations, le coût de la production régionale et les solutions recherchées pour les agriculteurs du Marchfeld.
Points métiers - RestOptima
- Une baisse de rendement ne se traduit pas immédiatement par une pénurie générale : elle peut d’abord réduire les volumes disponibles, modifier les calibres ou pousser un industriel à utiliser ses stocks avant d’affecter les prix proposés aux acheteurs.
- Le prix observé en rayon, le prix demandé par un industriel et le revenu du producteur correspondent à des niveaux différents de la chaîne alimentaire. Une hausse annoncée par Bonduelle ne permet donc pas de déduire automatiquement la variation du prix payé par un établissement.
- La hausse de 9,9 % des produits frais en France et celle de 0,96 % de l’alimentation à domicile au Brésil décrivent des périmètres différents : elles ne sont pas directement comparables sans tenir compte de l’indice, du territoire et de la période concernés.