Le Dossier Hebdo · Édition du 28 septembre 2026

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Carburants — Approvisionnement européen

Washington envisage de restreindre les exportations de diesel, Bruxelles s’inquiète

Donald Trump soutient l’idée d’une interdiction américaine des exportations de diesel, possiblement limitée à 90 jours, pour freiner la hausse des prix aux États-Unis. Bruxelles redoute une nouvelle tension sur un marché dont les États-Unis fournissent la moitié des importations européennes.

Le diesel atteint des niveaux records des deux côtés de l’Atlantique, dans un contexte de guerre au Moyen-Orient, de perturbations autour du détroit d’Ormuz et de baisse des exportations de plusieurs grands producteurs. Aux États-Unis, le gallon de diesel a atteint 6,53 dollars en moyenne le 23 septembre, contre 3,69 dollars un an plus tôt, selon l’association automobile américaine AAA.

Donald Trump s’est déclaré favorable à une interdiction des exportations américaines de diesel. Son administration examine la faisabilité d’une interdiction totale ou de restrictions partielles, avec notamment la piste d’un dispositif de 90 jours avant les élections de mi-mandat de novembre. La Commission européenne a dit sa « préoccupation » et engagé des contacts de haut niveau avec Washington. Les États-Unis fournissent la moitié des importations de diesel de l’Union européenne.

Les acteurs du raffinage américain redoutent une baisse de production

Plus d’une trentaine d’organisations du secteur pétrolier américain et de chambres de commerce ont demandé à Donald Trump de renoncer à toute interdiction. Elles estiment qu’une telle mesure tendrait les approvisionnements et augmenterait les coûts pour les ménages, les agriculteurs et les transporteurs américains.

Le raisonnement avancé porte sur le fonctionnement des raffineries : privées de débouchés extérieurs et limitées dans leurs capacités de stockage, elles pourraient réduire leur production de gazole. Cette baisse toucherait aussi l’essence, le kérosène et d’autres produits issus du raffinage. L’analyste Andy Lipow a ainsi évoqué le risque de pénuries d’essence et de prix plus élevés à la pompe.

Bruxelles demande à Washington de préserver les flux de diesel

La Commission européenne a qualifié la perspective d’une interdiction de « très mauvaise idée » et demandé aux partenaires proches de se consulter avant toute décision affectant des marchés communs. L’Union européenne craint un choc supplémentaire alors que ses importations en provenance du Golfe ont déjà diminué et que les prix atteignent des records.

Des responsables européens ont averti qu’un arrêt des exportations américaines pourrait accroître les prix du diesel en Europe. Des projections relayées dans plusieurs pays évoquent des hausses importantes, mais elles restent des estimations liées à un scénario qui n’est pas encore appliqué.

La France sécurise temporairement les livraisons de carburant par la route

Un arrêté publié le 25 septembre autorise les poids lourds de plus de 7,5 tonnes qui livrent les stations-service à circuler le dimanche jusqu’au 12 octobre. Le gouvernement cherche ainsi à éviter des perturbations dans l’approvisionnement, alors que certaines stations affichent des ruptures sur un ou plusieurs carburants.

Cette dérogation concerne le transport des carburants et ne constitue pas une levée générale des restrictions de circulation pour les poids lourds.

L’Arabie saoudite rétablit une voie d’exportation contournant Ormuz

L’Arabie saoudite a relancé son oléoduc Est-Ouest vers le port de Yanbu, sur la mer Rouge. Cette infrastructure permet d’acheminer le brut sans passer par le détroit d’Ormuz et peut transporter jusqu’à 5 millions de barils par jour, avec une capacité temporairement portée à 7 millions.

La France a annoncé l’envoi de militaires, de radars et de systèmes de défense pour protéger le site de Yanbu. Le redémarrage de l’oléoduc et l’espoir d’une réouverture d’Ormuz ont contribué au recul du Brent sous 100 dollars le 23 septembre, sans faire disparaître les tensions sur les produits raffinés.

Points métiers - RestOptima

  • Le prix réellement payé par un établissement peut évoluer avec un décalage par rapport au marché international, selon les conditions d’achat et la transmission des variations par les fournisseurs.
  • Une tension d’approvisionnement peut d’abord se traduire par des ruptures ponctuelles ou des délais de livraison avant de devenir une pénurie généralisée.
  • Une annonce d’interdiction américaine reste distincte de son application : la durée, le champ des produits concernés et la date d’entrée en vigueur détermineraient son effet sur les flux européens.
LES SOURCES70 sources · 41 médias

Financial Times

The National

Le Figaro

Le Parisien

Euronews FR

La Libre

The Globe and Mail

Daily Maverick

El País

La Vanguardia

Aftenposten

Vanguardia

ANTARA News

BFMTV

Die Zeit

De Tijd

NRC

Der Standard

Helsingin Sanomat

Telex

Le Monde

Libération

L’Express

La Croix

20 Minutes

Franceinfo

TV5MONDE

The Guardian

Channel NewsAsia

Adevărul

Le Progrès

Le Dauphiné Libéré

L’Est Républicain

La Montagne

DNA

Vosges Matin

L’Alsace

JSL

Le Bien Public

Agence Anadolu

Al Jazeera English

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