Le Dossier Hebdo · Édition du 21 septembre 2026

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Pêche méditerranéenne

Les pêcheurs lèvent leurs barrages après la promesse d’une aide indexée sur le cours du carburant

Après plusieurs jours de blocages dans des ports méditerranéens, les représentants de la profession ont obtenu la promesse d’une indemnisation liée à l’évolution du cours du carburant. La mobilisation a été levée, mais les revendications sur les quotas, les normes et les retards de paiement restent ouvertes.

Lancée le 14 septembre par les comités régionaux des pêches d’Occitanie, de Paca et de Corse, les organisations de producteurs de Méditerranée et les syndicats de marins, la mobilisation s’est étendue à plusieurs ports et dépôts pétroliers. Les pêcheurs dénonçaient la hausse du gazole, la dégradation de leurs conditions de travail et l’accumulation des contraintes administratives et réglementaires.

Le gouvernement avait relevé l’aide au carburant de 25 à 35 centimes par litre et prolongé le dispositif jusqu’au 31 décembre, sans parvenir à calmer la profession. Après plus de six heures de réunion le 17 septembre avec Catherine Chabaud, les pêcheurs se sont engagés à lever les barrages. La ministre a promis que l’indemnisation suivrait désormais l’évolution du cours du carburant et a évoqué des prêts à taux zéro pour les entreprises confrontées à des difficultés de trésorerie. Vendredi, aucun port méditerranéen n’était plus bloqué.

Les blocages ont perturbé plusieurs ports et la criée de Sète

Les premières actions ont visé les ports de Port-Vendres, Sète et Port-la-Nouvelle, avant le blocage du dépôt pétrolier de Fos-sur-Mer le 15 septembre. Les forces de l’ordre ont levé ce barrage après plusieurs heures, puis une centaine de pêcheurs ont bloqué Frontignan le lendemain. Le mouvement s’est poursuivi à Sète, au Grau-du-Roi et à Nice, où plusieurs bateaux ont fermé l’accès au port. Un ferry venant de Corse a été dérouté et la criée de Sète a été mise à l’arrêt depuis le début de la mobilisation. Ces actions ont été levées progressivement jeudi, après la rencontre avec Catherine Chabaud.

Les revendications portent aussi sur les quotas et le plan West Med

Les représentants de la profession ont présenté le prix du carburant comme le déclencheur d’un mécontentement plus large. Ils dénoncent aussi les retards de versement des aides, des démarches administratives et sécuritaires jugées trop lourdes, ainsi que les restrictions du plan européen West Med. Celui-ci aurait réduit à 100 le nombre de sorties annuelles des chalutiers, selon les pêcheurs. La répartition des quotas de thon rouge, jugée plus favorable à l’Atlantique qu’à la Méditerranée, figure également parmi leurs demandes. Ces sujets n’ont pas été réglés par l’accord conclu sur les aides au carburant.

L’aide au carburant passe de 25 à 35 centimes et sera indexée

Le gouvernement a annoncé une aide de 35 centimes par litre pour les pêcheurs, contre 25 centimes auparavant, avec une prolongation jusqu’au 31 décembre. Les professionnels ont jugé cette hausse insuffisante, estimant qu’elle ne correspondait pas au niveau actuel du gazole. À l’issue de la réunion du 17 septembre, Catherine Chabaud a annoncé un changement de principe : l’indemnisation sera indexée sur l’évolution du cours du carburant. La ministre a aussi reconnu des retards dans le traitement et le paiement des dossiers, tout en affirmant que 90 % des aides des mois d’avril et de mai avaient été versées. La possibilité d’un prêt à taux zéro doit compléter ce dispositif pour les entreprises confrontées à un problème de trésorerie.

Points métiers - RestOptima

  • Une aide indexée sur le cours du carburant ne signifie pas que le prix payé pour le gazole reste stable : elle fait évoluer le niveau du soutien selon les modalités du dispositif.
  • Le relèvement à 35 centimes par litre et la nouvelle indexation répondent au coût du carburant, mais ne couvrent pas directement les revendications liées aux quotas, au plan West Med ou aux contraintes administratives.
  • Le paiement tardif d’une aide peut créer un décalage entre le soutien annoncé et la trésorerie réellement disponible pour une entreprise de pêche.
LES SOURCES166 sources · 28 médias

Le Parisien

Nice-Matin

L’Indépendant

Midi Libre

La Montagne

France Bleu

Le Monde

Le Nouvel Obs

L’Humanité

HuffPost France

20 Minutes

Franceinfo

BFMTV

France 24

RMC

TV5MONDE

La Dépêche du Midi

La Provence

Agence Anadolu

Le Figaro

Libération

La Croix

Le Progrès

Le Dauphiné Libéré

Ouest-France

L’Est Républicain

La Libre

Le JDD

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