Le Dossier Hebdo · Édition du 21 septembre 2026

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Restaurants universitaires

Le repas étudiant à 1 euro provoque des files d’attente dans les restaurants universitaires

Accessible à tous les étudiants depuis mai, le repas à 1 euro concerne près de trois millions de jeunes. À Paris, Tours et en Bretagne, plusieurs restaurants universitaires peinent à absorber l’affluence, tandis que le gouvernement annonce 143 millions d’euros de soutien.

Depuis mai, tous les étudiants peuvent bénéficier d’un repas à 1 euro, sans condition de ressources. Près de trois millions de jeunes sont concernés. Dans plusieurs villes, la mesure allonge les files d’attente et met les restaurants universitaires sous tension à l’heure du déjeuner comme le soir.

À Paris, un seul restaurant Crous est ouvert le soir pour les 350 000 étudiants de la capitale. À Tours, la file d’attente s’est étoffée devant le restaurant universitaire des Tanneurs. En Bretagne, plusieurs restaurants sont bondés, tandis que celui de Quimper reste pour l’instant épargné.

Les restaurants universitaires adaptent leur organisation face à l’affluence

La généralisation du repas à 1 euro oblige les restaurants universitaires à absorber une fréquentation supérieure à celle observée auparavant. À la rentrée, les équipes ont dû adapter leur organisation pour servir davantage d’étudiants et limiter les difficultés liées aux files d’attente.

Le gouvernement annonce 143 millions d’euros pour soutenir les restaurants universitaires

Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur, a annoncé à Ouest-France de nouvelles mesures de soutien aux restaurants universitaires. Le gouvernement prévoit 143 millions d’euros dans son prochain budget, alors que les personnels s’inquiètent de l’afflux d’étudiants et qu’un mouvement de grève est annoncé.

« Nous tenons nos engagements », a déclaré le ministre. Les modalités détaillées de ces mesures ne sont pas précisées.

À Lyon, l’aide financière ne suffit pas à elle seule à améliorer durablement l’alimentation

Une expérimentation menée auprès d’étudiants à Lyon conclut que l’amélioration durable de l’alimentation repose sur l’association d’aides financières et d’un accompagnement adapté.

La baisse du prix facilite l’accès au repas, mais l’expérimentation identifie d’autres leviers pour inscrire cette amélioration dans la durée.

Points métiers - RestOptima

  • Une hausse de fréquentation ne se lit pas de la même manière selon la capacité d’accueil et les horaires d’ouverture de chaque restaurant universitaire.
  • Le financement annoncé par l’État constitue un soutien budgétaire, mais ne décrit pas à lui seul les moyens effectivement mobilisés dans chaque établissement.
LES SOURCES7 sources · 6 médias

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