Le Dossier Hebdo · Édition du 14 septembre 2026

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Filière laitière

Sécheresse : la filière laitière envisage une hausse du prix du lait cet hiver

La baisse de la collecte estivale, les surcoûts d’alimentation et la diminution possible du cheptel alimentent les alertes de la filière. Une hausse du prix du lait est envisagée d’ici à la fin de 2026 ou pendant l’hiver, tandis que les effets de la canicule restent très variables selon les territoires.

Un été très sec a compliqué l’alimentation des troupeaux et alourdi les charges des éleveurs. La baisse de la collecte et la tentation de vendre une partie des bêtes pour payer ces charges inquiètent la filière, alors que l’évolution du cheptel pourrait peser sur la production dans les prochains mois.

La filière anticipe une possible hausse du prix du lait d’ici à la fin de l’année 2026 ou pendant l’hiver. Cette évolution reste une perspective : la Fédération nationale de l’industrie laitière estime que les pertes liées à la canicule ne sont pas importantes au niveau global et refuse de relever le prix du lait pour compenser les surcoûts de fourrage.

Les effets de la sécheresse varient fortement selon les élevages

La Fédération nationale de l’industrie laitière observe de fortes disparités entre les territoires. Dans certains élevages, la sécheresse a surtout renchéri l’achat de fourrage ; dans d’autres, ses effets sur la production restent limités. Son président, François-Xavier Huard, résume la situation ainsi : « Au global, les pertes ne sont pas énormes. »

La hausse du prix du lait pourrait aussi marquer la fin de la guerre des prix

La filière laitière prévoit une hausse du prix du lait cet hiver, après un été marqué par la sécheresse et la hausse des charges d’alimentation des troupeaux. Cette perspective est également présentée comme une possible sortie de la guerre des prix entre les enseignes, sans qu’un niveau de hausse soit précisé.

Points métiers - RestOptima

  • Une baisse de la collecte ne conduit pas automatiquement à une rupture : ses effets dépendent aussi de l’état des troupeaux, des achats de fourrage et des écarts entre territoires.
  • Le renchérissement du fourrage peut alourdir les charges des éleveurs sans se transmettre immédiatement au prix du lait, notamment lorsque la filière refuse une hausse destinée à compenser ces coûts.
LES SOURCES7 sources · 7 médias

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