Le Dossier Hebdo · Édition du 7 septembre 2026
Retour au DossierPrix alimentaires mondiaux
L’indice FAO des prix alimentaires atteint en août son plus haut niveau depuis fin 2022
Les prix mondiaux des denrées alimentaires ont progressé de 1,9 % en un mois et de 2,5 % sur un an. Les fortes chaleurs, les menaces d’El Niño et les perturbations des exportations liées aux conflits réduisent les perspectives d’approvisionnement.
L’indice FAO des prix alimentaires a accéléré en août, après une hausse de 0,6 % en juillet. Sa progression atteint 1,9 % sur un mois et 2,5 % sur un an, portant l’indicateur à son niveau le plus élevé depuis la fin de 2022. La hausse concerne notamment le sucre, les céréales, la volaille, le riz et l’huile de palme.
La FAO relie cette évolution à plusieurs facteurs : l’été exceptionnellement chaud en Europe, les menaces d’El Niño sur les productions asiatiques et les perturbations des flux d’exportation en mer Noire liées à la guerre entre la Russie et l’Ukraine. Maximo Torero, économiste en chef de l’organisation, évoque des chocs climatiques, géopolitiques et logistiques qui réduisent les prévisions d’approvisionnement. Pour la récolte céréalière de 2026, la FAO prévoit désormais 2,980 milliards de tonnes, soit 2 % de moins que le record de 2025, tout en la situant encore au deuxième rang des plus importantes jamais enregistrées.
Le sucre progresse de 11,9 % en août, tandis que le maïs gagne 2,5 %
Le sucre a enregistré la plus forte hausse mentionnée par la FAO : son prix a augmenté de 11,9 % en août, atteignant son niveau le plus élevé depuis juin 2025. L’organisation relie cette progression aux menaces qui pèsent sur la production dans un contexte de fortes chaleurs et de dérèglements climatiques.
Le maïs a également augmenté de 2,5 % sur un mois. Ses cours sont soutenus par des perspectives de rendements plus faibles dans certaines régions américaines et européennes, par le renchérissement des engrais lié au blocage du détroit d’Ormuz et par une demande élevée pour les agrocarburants.
La récolte céréalière mondiale de 2026 revue en baisse de 2 %
La FAO a abaissé ses prévisions pour la récolte céréalière mondiale de 2026 à 2,980 milliards de tonnes, contre le record atteint en 2025. Malgré ce recul de 2 %, cette production resterait la deuxième plus importante jamais enregistrée.
Les exportations sont aussi perturbées par la situation en mer Noire. Les attaques russes et ukrainiennes contre des navires et des infrastructures portuaires ont entravé les expéditions de céréales et accru les craintes de nouvelles tensions sur les prix alimentaires mondiaux.
Le prix de la viande bovine recule sous l’effet de la concurrence entre producteurs
La viande bovine fait exception à la hausse générale observée en août. Ses prix ont reculé, sous l’effet d’une concurrence accrue entre les producteurs australiens et brésiliens sur les marchés mondiaux.
Cette évolution intervient après la fixation par la Chine de quotas d’importation. Elle distingue le marché de la viande bovine de celui des autres produits suivis par la FAO, dont les prix ont pour la plupart progressé au cours du mois.
Points métiers - RestOptima
- Prix de référence sur les marchés mondiaux et prix d’achat réellement supporté par l’établissement.
- Origine, disponibilité et conditions d’approvisionnement des produits céréaliers, du sucre et du maïs.